Messes de la Ste Vierge le Samedi IV Temps Pascal
popularité : 26%
« Le samedi chrétien a remplacé le sabbat en conservant son nom. Cette relation explique les attitudes très divergentes qu’ont prises les églises à son égard : les unes, soucieuses de ne pas judaïser, n’ont voulu le marquer d’aucune pratique religieuse spéciale ; d’autres, comme l’Eglise romaine, et celle d’Alexandrie, en avaient fait, dès le IIIe siècle, un jour de jeûne, qui était un rappel hebdomadaire du grand jeûne pascal. Par contre, en Orient, le samedi subit l’attraction du dimanche et y devint un jour de fête ; les samedis de Carême sont assimilés aux dimanches : on n’y jeûne pas, on y célèbre l’eucharistie (alors que tous les autres jours sont aliturgiques), on y commémore les natalitia des saints.
A partir du Xe siècle, l’usage se répandit en Occident d’honorer spécialement la Sainte Vierge le samedi. La messe de Sancta Maria in Sabbato, insérée par Alcuin dans son sacramentaire votif, avait déjà pris place au XIIe siècle dans le Missel du Latran. Le Missel romain de saint Pie V a consacré cette dévotion. » [1]
Textes du Commun
quæ dici etiam possunt aliis diebus ut votivæ de B. Maria Virgine, iuxta rubricas vel, ex indulto, pro temporum diversitate | qui peuvent être dites aussi les autres jours comme messes votives de la Bse Vierge Marie, selon les rubriques, ou par indult, selon les différents temps liturgiques |
IV | |
AU TEMPS PASCAL | |
| Ant. ad Introitum. Sedulius. | Introït |
| Salve, sancta Parens, eníxa puérpera Regem : qui cælum terrámque regit in sǽcula sæculórum. Allelúia, allelúia. | Salut, ô Mère sainte ; mère qui avez enfanté le Roi qui régit le ciel et la terre dans les siècles des siècles. Alléluia, alléluia. |
| Ps. 44, 2. | |
| Eructávit cor meum verbum bonum : dico ego ópera mea Regi. | De mon cœur a jailli une parole excellente, c’est que je consacre mes œuvres à mon Roi. |
| V/.Glória Patri. | |
| Et in Sabbato dicitur Glória, in excélsis. | Le Samedi, on dit le Glória, in excélsis. |
| Oratio. | Collecte |
| Concéde nos fámulos tuos, quǽsumus, Dómine Deus, perpétua mentis et córporis sanitáte gaudére : et, gloriósa beátæ Maríæ semper Vírginis intercessióne, a præsénti liberári tristítia et ætérna pérfrui lætítia. Per Dóminum. | Seigneur, notre Dieu, accordez, s’il vous plaît, à nous vos serviteurs, de jouir d’une perpétuelle santé de l’âme et du corps ; et grâce à la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, d’être délivrés des tristesses du temps présent, puis de goûter les joies éternelles. |
| Léctio libri Sapiéntiæ. | Lecture du livre de la Sagesse. |
| Eccli. 24, 14-16. | |
| Ab inítio et ante sǽcula creáta sum, et usque ad futúrum sǽculum non désinam, et in habitatióne sancta coram ipso ministrávi. Et sic in Sion firmáta sum, et in civitáte sanctificáta simíliter requiévi, et in Ierúsalem potéstas mea. Et radicávi in pópulo honorificáto, et in parte Dei mei heréditas illíus, et in plenitúdine sanctórum deténtio mea. | J’ai été créée dès le commencement et avant les siècles, et je ne cesserai point d’être dans la suite des âges ; et j’ai exercé devant lui mon ministère dans la maison sainte. J’ai été ainsi affermie dans Sion ; j’ai trouvé mon repos dans la cité sainte, et ma puissance est établie dans Jérusalem. J’ai pris racine au milieu du peuple glorifié, dont l’héritage est le partage de mon Dieu, et j’ai établi ma demeure dans l’assemblée des saints. |
| Allelúia, allelúia. V/. Num. 17, 8. Virga Iesse flóruit : Virgo Deum et hóminem génuit : pacem Deus réddidit, in se reconcílians ima summis. | Allelúia, allelúia. V/. La verge de Jessé a fleuri ; la Vierge a mis au monde l’Homme-Dieu : Dieu a rendu la paix, en réconciliant en sa personne notre bassesse avec sa suprême grandeur. |
| Allelúia. V/. Luc. 1, 28. Ave, María, grátia plena ; Dóminus tecum : benedícta tu in muliéribus. Allelúia. | Allelúia. V/. Je vous salue, Marie, pleine de grâce : le Seigneur est avec vous : vous êtes bénie entre les femmes. Alléluia. |
| + Sequéntia sancti Evangélii secúndum Ioánnem. | Suite du Saint Évangile selon saint Jean. |
| Ioann. 19, 25-27. | |
| In illo témpore : Stabant iuxta Crucem Iesu Mater eius, et soror Matris eius, María Cléophæ, et María Magdaléne. Cum vidísset ergo Iesus Matrem, et discípulum stantem, quem diligébat, dicit Matri suæ : Múlier, ecce fílius tuus. Deinde dicit discípulo : Ecce Mater tua. Et ex illa hora accépit eam discípulus in sua. | En ce temps-là, debout près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine. Jésus ayant vu sa mère, et, auprès d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà votre fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, à partir de cette heure, le disciple la prit chez lui. |
| Ant. ad Offertorium. | Offertoire |
| Beáta es, Virgo María, quæ ómnium portásti Creatórem : genuísti qui te fecit, et in ætérnum pérmanes Virgo, allelúia. | Vous êtes bienheureuse, Vierge Marie, qui avez porté le Créateur de toutes choses ; vous avez enfanté celui qui vous a créée, et vous demeurez à jamais Vierge, alléluia. |
| Secreta. | Secrète |
| Tua, Dómine, propitiatióne, et beátæ Maríæ semper Vírginis intercessióne, ad perpétuam atque præséntem hæc oblátio nobis profíciat prosperitátem et pacem. Per Dóminum. | En nous étant propice, Seigneur, et grâce à l’intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, faites que cette oblation nous procure pour l’éternité et pour la vie présente le bonheur et la paix. |
| Præfatio de B. Maria Virg. Et te in veneratióne. [*] | Préface de la Bse Vierge Marie Et, en ce jour où nous vénérons. |
| Ant. ad Communionem. | Communion |
| Beáta viscera Maríæ Vírginis, quæ portavérunt ætérni Patris Fílium, allelúia. | Bienheureux le sein de la Vierge Marie, qui a porté le Fils du Père éternel, alléluia. |
| Postcommunio. | Postcommunion |
| Sumptis, Dómine, salútis nostræ subsídiis : da, quǽsumus, beátæ Maríæ semper Vírginis patrocíniis nos ubíque prótegi ; in cuius veneratióne hæc tuæ obtúlimus maiestáti. Per Dóminum. | Nous venons, Seigneur, de recevoir de puissants secours pour notre salut ; daignez faire, nous vous en supplions, que nous soyons en tous lieux couverts de la protection de la bienheureuse Marie toujours Vierge, en l’honneur de qui nous avons offert ce sacrifice à votre Majesté. |
[1] P. Jounel, Le Dimanche et la Semaine, in Martimot, L’Église en Prière, 1961, p. 689.
[*]
| Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus : | Il est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir et c’est notre salut, de vous rendre grâces toujours et partout, Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant : |
| Et te in * * * beátæ Maríæ semper Vírginis collaudáre, benedícere et prædicáre. Quæ et Unigénitum tuum Sancti Spíritus obumbratióne concépit : et, virginitátis glória permanénte, lumen ætérnum mundo effúdit, Iesum Christum, Dóminum nostrum. | Et, en cette *** de la bienheureuse Marie toujours Vierge de vous louer, de vous bénir et de vous proclamer. C’est elle qui a conçu votre Fils unique par l’opération du Saint-Esprit, et qui, sans rien perdre de la gloire de sa virginité, a mis au monde la lumière éternelle, Jésus-Christ, Notre-Seigneur. |
| Per quem maiestátem tuam laudant Angeli, adórant Dominatiónes, tremunt Potestátes. Cæli cælorúmque Virtútes ac beáta Séraphim sócia exsultatióne concélebrant. Cum quibus et nostras voces ut admítti iúbeas, deprecámur, súpplici confessióne dicentes. | C’est par Lui que les Anges louent votre majesté, que les Dominations vous adorent, que les Puissances se prosternenten tremblant. Les Cieux, les Vertus des cieux et les bienheureux Séraphins s’associent à eux dans cette commune louange. Daignez ordonner, nous vous en conjurons, que nos voix suppliantes puissent se méler aux leurs en disant. |
